Je me retrouve tétanisée à l'idée d'un échec, de détruire quelque chose que je n'ai pourtant pas encore savouré. Je suis incapable de réellement savoir quoi faire ou ne pas faire. J'en deviens impuissante et désarmée simplement parce que je me suis laissé emprisonner dans la peur. La peur d'un futur incertain. Cependant, en oubliant cet avenir juste le temps d'un instant, j'ai retrouvé le sourire, profitant de moments agréables, remplis de petits riens qui finalement constituent une valeur plus sûre ou du moins plus durable que cet emprisonnement qui me rendait malheureuse avant que quelque chose de pénible ne se soit produit. Peu importe ce qu'il va se produire dans un jour, dans une semaine, dans un mois. Si cela est vraiment important pour nous, alors profitons-en et battons nous jusqu'à la fin. Exploitons jusque dans les moindres recoins, les particules de joie que nous aurions pu oublier dans l'engouement du bonheur insouciant. Ne laissons pas la peur détruire ce qui, un jour, peut être aussi simple et beau qu'étonnant et merveilleux.